Archives de l’auteur : Hochepied François

U.G.S.E.L. : une vision du sport catholique

François Hochepied*

 

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U.G.S.E.L. 2011-2013 : de l’intérêt d’un retour aux sources du projet actualisé et stabilisé

En 2011, l’Union Générale et Sportive de l’Enseignement Libre, fédération affinitaire emblématique du « sport scolaire catholique » célébrait son centenaire. Dans le prolongement des manifestations institutionnelles festives, de nouveaux projets éducatifs, associatifs, et pastoraux voyaient le jour et, tout en conservant le sigle U.G.S.E.L., la fédération changeait officiellement de nom pour devenir « Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique ».

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Le sport et l’éducation chrétienne

La survivance d’un mythe et les liaisons dangereuses

François Hochepied*

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Le « sport catholique » : sujet d’historiens, réflexions désuètes ou légitimes préoccupations ?

Dans la contestation virulente qui frappe de plein fouet le christianisme, et le catholicisme en particulier (Rémond, 2000, 2005, 11, 12), le rapport au corps est l’un des points majeurs du contentieux. Il ne s’agira pas, dans le cadre de cet article, de reprendre le procès, ce qui inviterait, bien sûr, aux nuances indispensables.

Certes, il est évident que les tendances jansénistes et rigoristes dans le catholicisme ont contribué à majorer les interprétations sévères concernant le corps et le rigorisme a survécu bien au-delà des condamnations qui ont frappé le jansénisme : il appartient au temps long de l’Histoire. (Cognet, 2000, 3)

Mais il n’en demeure pas moins vrai que, contrairement à une idée reçue trop souvent affirmée de la part des athées hostiles à la religion chrétienne, cette dernière n’est pas toute entière vouée au combat contre le corps, la chair et la sensualité. Comme le remarque G. Cholvy (2010, 2), même le catéchisme officiel de l’Eglise, qui n’est pourtant pas un texte suspect d’originalité, y insiste :

« La chair est le pivot du Salut. Nous croyons en Dieu qui est le créateur de la chair ; nous croyons au Verbe fait chair pour racheter la chair ; nous croyons en la résurrection de la chair, achèvement de la création et rédemption de la chair […]. Nous croyons en la vraie résurrection de cette chair que nous possédons »[1].

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Collège Sainte-Croix de Neuilly (1911- 1927) : élite humaine, élite sociale, élite sportive, élite chrétienne.

François Hochepied*

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A la rentrée d’octobre 1910, ce sont environ deux cents élèves, dont la moitié de nouveau, qui intégraient le collège Sainte-Croix de Neuilly articulant en son sein un internat et un externat ; la moitié venait de Neuilly ou de Paris, l’autre de la grande banlieue.

Pour en faire une place forte des écoles diocésaines de Paris, c’est à Pierre Petit de Julleville (1876-1948) que le Cardinal Amette[1], archevêque de Paris, avait confié la reprise en main de ce collège fondé en 1856 par les pères de Sainte-Croix, dont la succession, après la loi de 1901 qui l’avait privé de ses meilleurs maîtres, ne s’était pas déroulée avec efficacité dans les domaines de l’instruction, de l’éducation et, évidemment, du recrutement des élèves :

« Les Pères de Sainte-Croix, congrégation enseignante d’origine récente, recrutés en majorité dans l’ouest de la France, qui devaient par la suite exercer leur influence au Canada et aux Etats-Unis, avaient fait le possible en confiant leur succession à d’anciens professeurs. Mais le corps sacerdotal n’était pas fourni par le diocèse et se recrutait péniblement ; le nouveau directeur, jusque là professeur de philosophie, n’avait pas les qualités nécessaires à un administrateur, si bon prêtre qu’il fût »[2]. Lire la suite