Archives de l’auteur : Lecocq Gilles

Conclusion

Voyage au cœur de l’écologie corporelle[1]

Gilles Lecocq*

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Dans l’épistémologie de la traversée, il y a une dimension
horizontale qui inclut ce qui se transmet dans l’espace-
temps des générations, la transmission, l’héritage, les
événements sur la longue durée vécus dans l’emboîtement
d’environnements. Cette dimension est anthropocentrée.
Mais il y a aussi une dimension verticale qui va au-delà de
l’anthropocentrisme. D’où vient la vie psychique ? Cette
vie psychique qui se transmet de génération en génération ?
D’où viennent la violence, le traumatisme ? D’où vient la
créativité ? Il est question ici d’un autre saut
épistémologique qui devra articuler biosphère, sociosphère
et noosphère[1].

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Pourquoi l’éducation corporelle supérieure n’est pas d’une quelconque (f)utilité pour l’Enseignement Catholique !

Gilles Lecocq*

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L’acte d’enseigner dit quelque chose du sens de l’homme qui est privilégié chez un enseignant. L’acte d’enseigner le physique des corps renseigne également sur le respect qu’un enseignant attribue aux dimensions humaines de ceux-ci. Sur quels sens spécifiques repose alors l’acte d’enseigner l’éducation physique à l’école ? C’est autour de cette question que les notions d’éducation corporelle, d’éducation spirituelle et d’éducation citoyenne sont à décliner pour rappeler ce qu’une éducation physique scolaire peut apporter à un établissement catholique d’enseignement[1]et à une communauté de destins scolaires[2]. Au sein de ceux ci, plusieurs disciplines d’enseignement semblent naturellement missionnées pour travailler cette question tandis que d’autres paraissent mises à l’écart voire mises à l’index, leurs utilités et leurs efficacités restant perpétuellement à démontrer. Parmi ces disciplines d’enseignement, marginalisées en apparence, l’éducation physique se trouve dans une dys-position institutionnelle qui lui confère un statut paradoxal et une consistance souple. Si la place de l’éducation physique dans une institution scolaire ne souffre d’aucune contestation, manifeste, les contours de cette place restent fuyants et incertains précisément parce que l’éducation physique :

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Introduction

Sensations, Pulsations et Inspirations
3 supports physiologiques au service d’une Education des Corps

Gilles Lecocq*

 

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Pour qui le Cœur bat-il ? Pour quoi inspirer de l’air venu d’Ailleurs ? Ces deux questions sont l’occasion de s’intéresser à la place du corps au sein de la vie scolaire et au-delà de la vie scolaire dans ces dimensions essentielles qui favorisent un point de rencontre entre le soi, le je et le nous. Ces trois instances sont en effet le siège de pulsations, de sensations et d’inspirations ayant des fréquences et des puissances différentes. Ces différences nous rappellent qu’une pédagogie ne peut se désintéresser des phénomènes physiologiques qui animent le corps humain. En effet, lorsque le soi, le je et le nous se rencontrent sur une scène culturelle, le corps, à la fois lieu des passions et siège des raisons, peut en effet à la fois devenir un allié et se métamorphoser en un lieu de déviances. Il appartient donc à un pédagogue d’identifier les caractéristiques des espaces sociaux où jeunes et adultes peuvent se rencontrer sur cette frontière qui sépare, sans les disjoindre, un corps socialisé à finalités publiques et un corps intime à finalités privées. Ainsi, les temps et les espaces de la vie culturelle où se révèlent une éducation corporelle, une éducation citoyenne et une éducation spirituelle ont quelque chose à nous apprendre de l’Homme Corporel et de l’Homme Spirituel qui constituent les assises du phénomène humain. C’est ainsi qu’entre le Corps Paraître et le Corps Par-Être, l’in-su de la connaissance devient le socle de ce qui fonde les mystères anthropologiques du corps, là où des réponses à deux questions restent indicibles : Pour quoi le Cœur bat-il ? Pourquoi inspirer de l’air venu d’Ailleurs ? Lire la suite

Preghiera, Gebet, Prière

Gilles Lecocq**

L’œil : un miroir du corps – Gilles Lecocq (2014)

 

 Le temps et l’espace s’entrechoquent et réveillent le sens du sacré…
au cœur du corps, là où un grand vide illimité permet à l’invisible de se donner à voir

L’inutilité incarnée devient alors une belle occasion d’habiter l’espace ineffable de son corps,
pour rencontrer les limites de l’inconnaissance, là où l’éternel se révèle.

 

 A la suite de quelques moments passés
dans une cellule du Couvent de la Tourette
construit par Le Corbusier[1]

 

[1]Petit, J. (1961). Un couvent de Le Corbusier. Paris : Les Editions de Minuit

**ILEPS-ICP, CRS-EA 7403

Valoriser l’excellence et accepter la fragilité qui se révèle dans l’au-delà de l’excellence : les deux facettes d’une Education Physique Supérieure vertueuse

Gilles Lecocq*

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Résumé : Nous faisons l’hypothèse qu’une éducation physique vertueuse a sa place dans les enceintes scolaires lorsqu’une éducation physique et sportive et une éducation physique supérieure se donnent la main afin d’en venir aux mots plutôt qu’aux mains. Pour favoriser ce dialogue, nous préciserons dans un premier temps de quelles façons trois chemins de vie scolaire peuvent être balisés. C’est dans un deuxième temps que nous mettrons en exergue une autre triple alliance : celle qui permet à un éducateur de faire œuvre éducative en identifiant trois moments qui structurent son chemin de vie professionnelle. Nous conclurons nos propos en identifiant les cinq mouvements qui caractérisent une Education Physique Supérieure qui a une place pleine et entière à tenir au sein des enceintes scolaires, aux côtés des territoires de l’Education Physique et Sportive.

Mots-clés : Education Physique Supérieure, Excellence, Au-delà de l’Excellence, Vertus, Corps Vécu. Lire la suite