Séverine Parayre[1]
Fabienne Serina-Karsky[2]
Résumé :
Depuis 2021, l’équipe « Fragilité et Institutions » de l’Institut Catholique de Paris étudie les vulnérabilités dans les institutions sanitaires et éducatives. Sa démarche pluridisciplinaire croise psychologie, sociologie, anthropologie, sciences de l’éducation et histoire, afin d’analyser comment les vulnérabilités sont perçues, catégorisées et prises en charge. Les axes éducation et soin sont complétés par une approche historique éclairant l’évolution des représentations et des traitements institutionnels. L’éducation occupe une place centrale avec des recherches sur le climat scolaire, la scolarisation en situation palliative, l’inclusion, l’autonomie, les capabilités et le pouvoir d’agir. Les travaux montrent que la vulnérabilité est à la fois un état et un processus, construit dans les interactions et les contextes. Ils invitent à interroger les institutions et pratiques, pour favoriser des accompagnements permettant aux personnes de mobiliser leurs ressources.
Mots-clés : vulnérabilité ; fragilité ; institutions ; éducation ; soin ; inclusion ; capabilités ; pouvoir d’agir; parcours de vie ; interdisciplinarité.
Abstract:
ince 2021, the « Fragility and Institutions » team at the Catholic Institute of Paris has been studying vulnerabilities in healthcare and educational institutions. Its multidisciplinary approach combines psychology, sociology, anthropology, educational sciences, and history to analyze how vulnerabilities are perceived, categorized, and addressed. The education and care components are complemented by a historical perspective that sheds light on the evolution of institutional representations and practices. Education plays a central role, with research focusing on school climate, schooling in palliative care settings, inclusion, autonomy, capabilities, and empowerment. The research demonstrates that vulnerability is both a state and a process, constructed through interactions and contexts. It encourages us to examine institutions and practices in order to foster support systems that enable individuals to mobilize their resources.
Keywords: vulnerability; fragility; institutions; education; care; inclusion; capabilities; empowerment; life course interdisciplinarity.
Créée en 2021 dans le cadre de l’Unité de Recherche « Religion, Culture et Société » (EA7403) de l’Institut Catholique de Paris, l’équipe de recherche « Fragilité et Institutions » a développé durant quatre années des recherches autour de la notion de vulnérabilité, dans ses différentes acceptions disciplinaires, épistémologiques et professionnelles.
Les travaux menés interrogent pour cela la perception, l’étiquetage ou encore les qualifications des difficultés rencontrées par les personnes accompagnées ou prises en charge dans des institutions sanitaires, sociales ou éducatives. La problématique centrale consiste ainsi à observer comment les professionnels accompagnent les personnes perçues ou qualifiées comme « vulnérables », suivant les caractéristiques de ces vulnérabilités, tout en analysant les effets de ces accompagnements sur les parcours de vie des usagers et de leurs proches.
D’un point de vue méthodologique, un dispositif de triangulation méthodologique a été déployé, permettant d’aborder notre objet d’étude dans sa complexité en multipliant les regards. La démarche inclut donc des approches disciplinaires différentes et des méthodes d’enquête variées.
L’équipe de recherche, composée d’une trentaine de chercheurs et de doctorants, a organisé ses travaux sous la co-responsabilité de Séverine Parayre et Fabienne Serina-Karsky, professeurs en sciences de l’éducation et de formation à la Faculté d’Education et de Formation de l’ICP, et d’Anne-Laure Poujol, maitre de conférences à l’École de Psychologues Praticiens. Plusieurs objets transversaux ont été au centre de cette équipe : les capabilités et les ressources mobilisées par les acteurs, la parole, le suivi des parcours de vie, l’expérience des proches, l’autonomie, les inégalités sociales, la santé mentale ou encore l’accès aux droits, l’éthique professionnelle et la place et la posture de chaque acteur dans la relation éducative et la relation à autrui. Les travaux de recherches se sont organisés autour de deux volets complémentaires – éducation et soin-, reliés par un volet transversal – histoire – ce qui a permis de mener des enquêtes de terrains plurielles et a conduit à des échanges réguliers dans le cadre de séminaires et de travaux conjoints.
Épistémologie et histoire des savoirs
Dans le cadre de notre problématique d’équipe de recherche travaillant sur les vulnérabilités au sein des institutions, l’épistémologie et l’histoire des savoirs se travaillent à plusieurs niveaux. Dans un premier temps, l’équipe réunissant en grande majorité des chercheurs en psychologie et en sciences de l’éducation et de la formation a posé une réflexion sur des épistémologies différentes venant de différentes disciplines et de quelle manière elles dialoguent et peuvent travailler ensemble à construire un projet de recherche autour des vulnérabilités dans les institutions. Historiquement la psychologie et les sciences de l’éducation ont développé un lien très étroit en se rejoignant dans les études sur le développement de la personne et son éducabilité. Dans un second temps, l’équipe a été composée d’un axe spécifique avec des chercheurs historiens et socio-historiens appartenant aux sciences de l’éducation et de la formation qui travaillent spécifiquement à la construction des vulnérabilités et à leurs évolutions et transformations. Ces chercheurs ont pu apporter un éclairage considérable au concept de vulnérabilité à travers les siècles et aux savoirs qui y sont associés. L’équipe a également développé des liens avec des institutions différentes (établissements scolaires, hôpitaux, familles, institutions religieuses et associatives), afin de percevoir les variations de savoirs, de prise en charge et de ressources développés au sein de ces institutions. Enfin l’équipe a réfléchi collectivement à des méthodes de recherche à mettre en œuvre, telles que les recherches actions collaboratives, et des recherches au plus près des acteurs et travaillant avec les acteurs, afin de mieux appréhender les savoirs professionnels et expérientiels et leurs rapports aux savoirs académiques et de faire émerger des savoirs nouveaux issus de ces méthodes de recherche.
Éducation (dans et hors école)
L’axe éducation de l’équipe de recherche « Fragilité et institutions » propose d’interroger d’une part la prise en compte par différentes institutions éducatives, sanitaires et sociales (école, famille, hôpital, etc.) des vulnérabilités dans une perspective éducative, et d’autre part la catégorisation des vulnérabilités et leur traitement institutionnel. Plusieurs objets transversaux sont au centre de cette équipe : les capabilités et les ressources mobilisées par les acteurs, la parole, le suivi des parcours de vie, l’expérience des proches, l’autonomie, les inégalités sociales, la santé mentale ou encore l’accès aux droits, l’éthique professionnelle et la place et la posture de chaque acteur dans la relation éducative et la relation à autrui.Une approche comparative a été mise en place (public/privé, historique/contemporain, urbain/rural) pour tenter de saisir différentes dynamiques de catégorisations professionnelles, territoriales ou socio-politiques.
Différentes recherches et travaux ont été développés dans le cadre de ce groupe.
Recherche « Ensemble, pensons le climat scolaire »
Initiée conjointement avec la Cité éducative de Paris 18e, la recherche « Ensemble, pensons le climat scolaire » associe des membres de l’équipe de recherche (titulaires et doctorants) à des personnels de l’éducation nationale autour de la question du climat scolaire. Le projet s’inscrit dans le contexte d’une volonté de deux collèges parisiens de saisir chez les élèves différentes questions relatives au manque d’assiduité, d’implication et au risque de décrochage scolaire. La recherche est mise en place pour deux ans (2024-2026).
Recherche « Scolarisation en milieu ordinaire des jeunes en situation palliative : attitudes, pratiques et mise en sens »
Ce projet a reçu un financement de la part de l’Institut National du Cancer, et vise à explorer plus le vécu des différents acteurs des projets de scolarisation – l’élève malade, sa famille, les équipes de soins palliatifs pédiatriques, les enseignants, les personnels de santé et d’action sociale, ainsi que les camarades de classe de l’élève – dans les situations de scolarisation en situation palliative, en adoptant une perspective longitudinale, suivant l’ensemble de la scolarisation, mais aussi la gestion de l’après-décès au sein de l’école, angle mort des recherches actuelles. L’encadrement d’un stagiaire dans le cadre de l’équipe de recherche est prévu dans le projet.
Soins (Hôpital)
Cet axe de recherche a consisté en une étude des parcours de soins des patients identifiés par une vulnérabilité antérieure à la réanimation (SDF, migrants précarisés, situations de handicap), depuis leur entrée dans le système de soins, jusqu’à leur sortie. Une étude qualitative plurifocale a été menée auprès des professionnels en services de réanimation, afin de recueillir leurs représentations sur les situations de soins incluant des personnes considérées comme préalablement vulnérables ; auprès des proches-aidants et des personnes concernées elles-mêmes afin d’identifier le parcours de soin et ses limitations.
Différentes thématiques au travail concernent plus particulièrement l’alliance thérapeutique et les vécus de la réanimation, auxquelles plusieurs activités de recherches et de formations s’articulent.
L’alliance thérapeutique et le travail de l’alliance thérapeutique dans les prises en soins des patients
Un premier ensemble d’études s’est achevé, et a fait l’objet d’un travail de thèse sur la question de la gratitude envers soi[3]. Une étude pilote « ESPOIR » a été mise en place en collaboration avec le Groupe Hospitalier Universitaire Sainte-Anne. Celle-ci portait sur le rôle de l’espoir et de l’ajustement du thérapeute dans le maintien d’une alliance thérapeutique solide prédictive de l’efficacité des thérapies[4].
Les vécus de la réanimation
Concernant la recherche sur « Les questions et préoccupations des patients à haut risque de décès en réanimation (FAQ-EoL) », plusieurs préoccupations ont été repérées, concernant les patients eux-mêmes ou leurs proches. Cette recherche a aussi permis d’observer le vécu des patients dans cette institution hospitalière qui est aujourd’hui un lieu accompagnant régulièrement les patients au moment de la fin de leur vie. Par la suite, l’équipe a travaillé sur le volet qualitatif de l’étude, étudiant alors le discours des patients ayant participés aux entretiens de recherche[5].
L’axe santé a également travaillé aussi sur les vulnérabilités en réanimation, et l’interaction ou les interactions que cela pourrait avoir sur les parcours de soins des patients.
Après une année de séminaires pluridisciplinaires visant à définir les concepts et les axes de travail pour aborder ce thème complexe de la vulnérabilité, il a été choisi de décliner des recherches suivant les types de vulnérabilités (sociales, psychiques, somatiques).
Une première recherche concernant la vulnérabilité psychique a été mise en place et s’est concentrée sur les mouvements dépressifs en réanimation. Cette étude mixte, démarrée en 2023-2024, vise à décrire au niveau quantitatif les pratiques actuelles concernant le dépistage et la prise en charge des patients présentant un mouvement dépressif en réanimation. L’étude qualitative vise également à mieux percevoir la complexité de cette problématique pour la mise en place de l’alliance thérapeutique entre les soignants et les patients.
En termes de perspectives, cette étude devrait donner lieu à une recherche permettant d’affiner d’une part la définition de cette entité nosographique spécifique à la réanimation ; d’autre part l’évaluation et la prise en charge de ce syndrome.
Histoire
Cet axe transversal a participé à mettre au jour comment, dans le passé, les questions de vulnérabilité et de fragilités ont été traitées par les institutions de soins et d’éducation. Le vocabulaire étudié permet de saisir la différence entre ce que cette époque et la nôtre considèrent comme une fragilité, mais également le « traitement » de celle-ci par les institutions. L’idée était de replacer le thème sur un temps plus long, pour en constater les évolutions, dans une ambition de permettre une compréhension plus globale des fragilités et vulnérabilités, tout en sachant que des divers cas étudiés, il faudrait opérer une montée en généralité toujours difficile et qui doit rester nuancée.
Les recherches menées vont des années 1870 à nos jours, avec des travaux sur l’accueil des plus vulnérables chez les frères des écoles chrétiennes, avant la première guerre mondiale[6], puis des années 1980 à aujourd’hui, en passant par sur la mise au jour de l’itinéraire de femmes pédagogues dans la première moitié du XXe siècle ayant œuvré dans le cadre de l’accueil de la petite enfance, dans des institutions éducatives, et dans le cadre de la formation des professionnelles de la petite enfance[7] et l’étude des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et de la vulnérabilité[8].
Les recherches ont donné lieu à plusieurs communications et publications et ont permis d’ouvrir les questions de vulnérabilités sur la notion de crise en éducation, de l’importance de la prise en compte des exils et des guerres dans les changements, ce qui rejoint les questions de fragilité. Les travaux de cet axe histoire ont de plus permis d’ouvrir un groupe de travail permanent dans le cadre de l’ISCHE, association internationale des chercheurs en histoire de l’éducation, avec des collègues français, italiens et belges, pour une durée de 5 ans à dater de l’été 2025, sur la thématique « Crises et renouveau éducatif dans un monde complexe – 1870-1950 ».
L’aboutissement de quatre années de recherche
Pour conclure, ce travail autour de la question des vulnérabilités dans le cadre d’une équipe de recherche transdisciplinaire a donné lieu à un ouvrage collectif intitulé Visages des vulnérabilités : Regards pluridisciplinaires et expérientiels au prisme des acteurs, des trajectoires et des institutions[9]. Cet ouvrage qui paraîtra en fin d’année 2026 permet non seulement de rassembler les travaux des différents axes, mais aussi invite d’autres chercheurs extérieurs à contribuer à une réflexion commune transdisciplinaire.
L’ouvrage permet de clarifier la notion de vulnérabilité qui est bien souvent reliée à celle de fragilité et de blessure. Différentes formes de vulnérabilités, se rapportant à tout état ou processus pouvant conduire à mettre l’humain en situation à risque[10], peuvent être mises en évidence : physique, psychologique, sociale, économique, climatique ou environnementale. Pour le sociologue Marc-Henry Soulet[11], la vulnérabilité est à considérer en référence à l’action publique, elle est éminemment politique, et constitue une grille de lecture des problèmes sociaux. La vulnérabilité peut être à la fois un état et un processus. Elle s’exprime dans la relation sociale[12] et donne à lire les interactions en contexte d’une société sur des risques et des incertitudes données à un moment précis. Elle peut induire des changements de structure et des potentialités d’action. Soulet précise qu’elle a une « dimension structurelle »[13] et est interdépendante des systèmes sociopolitiques. En conséquence, il ajoute que pour agir sur les vulnérabilités, la volonté des seuls acteurs n’est pas suffisante : il faut intervenir sur les structures, et maximiser les possibilités pour les individus de développer leur pouvoir d’agir. Cependant la vulnérabilité demande à être interrogée dans le cadre de la relation éducative : comment les professionnels exerçant dans les professions du soin, de la santé, de l’éducation, peuvent-ils prendre appui sur la relation éducative qu’ils participent à construire, notamment avec leurs publics les plus vulnérables, pour les accompagner dans leurs parcours de vie ?[14]
L’ouvrage invite donc à un travail autour de la construction des vulnérabilités dans ses multiples interactions, plus précisément au sein des institutions (sanitaires, scolaires, carcérales, familiales, etc.), afin de comprendre de quelles manières ces différentes institutions se construisent et développent des conditions, ou non, d’adaptation face aux vulnérabilités ; de quelles manières elles peuvent parfois les produire ou aider à les surpasser ; ou encore de quelles manières elles peuvent envisager de fonctionner avec les vulnérabilités ?[15]
Ce dernier élément peut ouvrir à une discussion particulièrement féconde, car certains auteurs envisagent la vulnérabilité comme inhérente à l’être humain[16]. La personne est au cours de sa vie traversée par des situations et des contextes la rendant vulnérable, la confrontant à ses limites et à ses ressources ; aggravant parfois ses propres vulnérabilités. Il importe donc de questionner non seulement les concepts de fragilité, de vulnérabilité, mais aussi ceux d’adaptation, de dépassement de soi, de potentialité, de capabilité, de pouvoir d’agir et d’autonomie, afin d’interroger les trajectoires et les expériences des acteurs[17], de questionner les institutions et leur positionnement. Dans un monde qui force à se dépasser et à dépasser ses propres vulnérabilités, où le pouvoir d’agir[18] et l’autonomie du sujet[19] peuvent se transformer en injonctions à se renforcer pour effacer ses propres fragilités et reprendre possession de sa vie, il apparaît important de mieux comprendre de quelles manières les vulnérabilités se construisent et se vivent en contexte, dans un rapport institutionnel et de vie, et faire émerger la complexité des multiples visages des vulnérabilités.
L’ouvrage envisage ainsi de développer quatre parties principales :
- Les acteurs : leurs regards et leurs représentations ; leurs savoirs et leurs pratiques ; leurs implications et leurs engagements ; leur coopération et leurs résistances ;
- Les trajectoires : l’inscription dans la vie personnelle et institutionnelle par le récit de vie ; les processus et état de vulnérabilité ; les ruptures et les continuités, les bifurcations, et les reconfigurations biographiques ;
- Les institutions : la prise en compte de la vulnérabilité, les actions mises en œuvre et/ou les traitements, les problèmes rencontrés ;
- La transversalité : prise en compte des trois premiers axes, évolution historique des concepts et du vocabulaire employé, comparaisons à l’international.
Notre équipe de recherche pluridisciplinaire de chercheurs en psychologie, en sociologie, en anthropologie et en sciences de l’éducation et de la formation avec une forte dimension socio-historique et internationale, nous a engagé à entrer en dialogue entre disciplines sur cette problématique. L’ouvrage se veut le lieu de ce dialogue entre chercheurs de disciplines différentes, se rejoignant et discutant leurs propres concepts, méthodes et résultats autour des vulnérabilités. L’ouvrage se veut également un lieu d’accueil de l’expérience et d’une approche réflexive sur l’expérience de la vulnérabilité dans un dialogue entre acteurs, à l’exemple de professionnels et chercheurs ; de malades et médecins ; de parents et enseignants, entre autres.
Les travaux de l’équipe de recherche ont donc pu saisir les multiples acceptions et évolutions des vulnérabilités pour interroger plusieurs objets à différentes échelles d’analyse : la gestion politique des publics dits « vulnérables », les accompagnements et les pratiques professionnelles, et l’expérience des personnes concernées par des vulnérabilités. La notion de vulnérabilité nous invite ainsi à en interroger la complexité en s’attachant à mettre au jour ses différents « visages »[20].
_________________________
Pour citer cet article
Référence électronique
Séverine Parayre, Fabienne Serina-Karsky, «Fragilité et institutions. Parcours institutionnels et traitements des vulnérabilités », Educatio [En ligne], 17| 2026. URL : http://revue-educatio.eu
Droits d’auteurs
Tous droits réservés
[1] Professeur en Sciences de l’éducation et de la formation, Faculté d’Éducation et de Formation, Unité de recherche « Religion, Culture et Société » (EA7403), Institut Catholique de Paris.
[2] Professeur en Sciences de l’éducation et de la formation, Faculté d’Éducation et de Formation, Unité de recherche « Religion, Culture et Société » (EA7403), Institut Catholique de Paris.
[3] Tachon, Gratitude envers soi : Perspectives fondamentale et appliquée à la promotion de la santé mentale, Thèse co-dir. Par Shankland & Marteau-Chasserieau, 2023.
[4] Thèse en cours de Madeleine Azuibuike, co-dir. Duriez & Marteau-Chasserieau.
[5] Poujol, A.-L., & Kentish-Barnes, N., Awareness of dying : Adjustments in family relationships at the end of life. Intensive Care Medicine, 2023 https://doi.org/10.1007/s00134-023-07068-x ; Kentish-Barnes, N., Poujol, A.-L., Banse, E., Deltour, V., Goulenok, C., Garret, C., Renault, A., Souppart, V., Renet, A., Cariou, A., Friedman, D., Chalumeau-Lemoine, L., Guisset, O., Merceron, S., Monsel, A., Lesieur, O., Pochard, F., & Azoulay, E. (2023). Giving a voice to patients at high risk of dying in the intensive care unit : A multiple source approach. Intensive Care Medicine. https://doi.org/10.1007/s00134-023-07112-w
[6] Murez, J.-B., L’exil des religieux français en Belgique. 1900-1914, Rennes, PUR, 2025.
[7] Serina-Karsky, F., Adèle Fanta (1856-1940) et Anna Amieux (1871-1961), deux militantes de la formation des jardinières d’enfants. Recherches & Éducations, hors-série 1, 2023, p.1-18.
[8] Zongo, C., La bienveillance au prisme de la fonction des AESH, Thèse de doctorat sous la dir. de F. Serina-Karsky, Paris, Institut Catholique de Paris, 2023.
[9] Parayre, S., Serina-Karsky, F., Poujol, A.-L., Visages des vulnérabilités : Regards pluridisciplinaires et expérientiels au prisme des acteurs, des trajectoires et des institutions, Paris, L’Harmattan, 2026.
[10] Le Blanc, G. Que faire de notre vulnérabilité ? Bayard éditions, 2011.
[11] Soulet, M.-H. La vulnérabilité comme catégorie de l’action publique. Pensée plurielle, 2(10), 2005.
[12] Selon Pierre Betremieux, elle est constitutive de l’homme, et s’exprime dans ses interactions avec les autres et son environnement. Bétrémieux, P. Les figures de la vulnérabilité. Dans : Emmanuel Hirsch éd., Traité de bioéthique: I – Fondements, principes, repères, 2010 (pp. 174-188). Érès. https://doi.org/10.3917/eres.hirsc.2010.01.0174
[13] Soulet, M.-H. Vulnérabilité et prévention : de quelques enjeux sociologiques. Dans M. Bonnefoy, M.-C, Colombo, C., Garrigues, P., Suesser (dir.). Quelle prévention universelle et ajustée à la vulnérabilité. Érès, 2022, p. 19.
[14] Mutuale, A., Berger, G., Serina-Karsky, F. et Parayre, S. De la relation éducative dans les professions adressées à autrui. Phronesis. (HS1). 2023. https://shs.cairn.info/revue-phronesis-2023-HS1?lang=fr. (HS2). https://shs.cairn.info/revue-phronesis-2023-HS2?lang=fr.
[15] Pombet, T., Serina-Karsky, F., Mutuale, A. De la communauté éducative inclusive. Penser et construire des institutions inclusives. L’Harmattan, 2024.
[16] Arènes, J. Oser le tragique. Éditions du Cerf, 2024.
[17] De Gaulejac, V., Le Fourn, J. et Francequin, G. Parcours, trajectoires, histoires, récits ? Enfances & Psy, n° 38(1), 2008, 114-121. https://doi.org/10.3917/ep.038.0114
[18] Demoustier, S. Le pouvoir d’agir des personnes en situation de vulnérabilité : un nouveau paradigme à partir duquel le travail social peut se réinventer ? Sciences et actions sociales, 2021, [En ligne], URL : http://journals.openedition.org/sas/500
[19] Neveu M. et Vincent, H. « L’acte pouvoir. Construire l’autonomie du sujet », Penser l’éducation [En ligne], 47 | 2020, mis en ligne le 01 novembre 2022 URL : http://journals.openedition.org/pensereduc/289 ; DOI : https://doi.org/10.4000/pensereduc.289
[20] Janner-Raimondi, M. (2017). Visages de l’empathie en éducation. Champ Social.
