Archives par étiquette : Dialogue interculturel

Vulnerability as a pedagogical encounter

Inclusion, fraternity and service-learning
in the Taléta-PPKE intercultural community model

Szilvia Moldován[1]

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Abstract :
This study interprets vulnerability not as a deficiency, a disability or a need for support, but as a relational and pedagogical situation in which the experience of dignity, reciprocity and fraternity can emerge. The starting point for the study is the collaboration between the Taléta Intercultural Centre and Incubator House and Pázmány Péter Catholic University. In this collaboration, Roma, refugee, children from extremely poor backgrounds and middle-class children, parents, university students, mentors, teachers and representatives of church and community organisations take part in sustained and reflective educational encounters. The study argues that an inclusive community emerges where social differences do not disappear, nor are they fixed as stigmatising categories, but are reinterpreted through shared learning situations, collaboration and pedagogical engagement. The theoretical framework for the analysis is provided by the contact hypothesis, the theory of recategorisation, Catholic social teaching and service-learning. The Taléta–PPKE model is presented as an exploratory case study in which academic knowledge, community service and vocation formation are linked through continuous reflection. The study argues that vulnerability can become a path to fraternity only if it is interpreted not as an object of assistance, but as a shared, reciprocal and institutionally supported space for encounter.

Keywords: vulnerability, fraternity, intercultural pedagogy, service-learning, contact hypothesis

Résumé :
Cette étude interprète la vulnérabilité non pas comme une déficience, une incapacité ou un besoin de soutien, mais comme une situation relationnelle et pédagogique dans laquelle peuvent émerger l’expérience de la dignité, de la réciprocité et de la fraternité. Le point de départ de l’étude est la collaboration entre le Centre interculturel et Maison incubatrice Taléta et l’Université catholique Péter Pázmány. Dans le cadre de cette collaboration, des enfants roms, réfugiés, issus de milieux d’extrême pauvreté ainsi que de familles de classe moyenne, des parents, des étudiants universitaires, des mentors, des enseignants et des représentants d’organisations ecclésiales et communautaires prennent part à des rencontres éducatives durables et réflexives. L’étude soutient qu’une communauté inclusive émerge là où les différences sociales ne disparaissent pas et ne sont pas non plus figées comme des catégories stigmatisantes, mais sont réinterprétées à travers des situations d’apprentissage partagées, la coopération et l’engagement pédagogique. Le cadre théorique de l’analyse est fourni par l’hypothèse du contact, la théorie de la recatégorisation, la doctrine sociale catholique et le service-learning. Le modèle Taléta–PPKE est présenté comme une étude de cas exploratoire dans laquelle le savoir académique, le service communautaire et la formation vocationnelle sont articulés par une réflexion continue. L’étude soutient que la vulnérabilité ne peut devenir un chemin vers la fraternité que si elle est interprétée non comme un objet d’assistance, mais comme un espace de rencontre partagé, réciproque et soutenu institutionnellement.

Mots-clés: vulnérabilité, fraternité, pédagogie interculturelle, service-learning, hypothèse du contact

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Perspectives chrétiennes de l’éducation interculturelle

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Milena Santerini

Les conflits au niveau international après le 11 septembre 2001, les procès liés à l’immigration, la cohabitation dans le même état de majorités et de minorités, les phénomènes de violence et de discrimination sur base ethnique : tous ces aspects imposent une révision des stratégies éducatives mais –avant toute chose – un renouvellement de la vision du dialogue entre cultures. L’éducation se retrouve engagée dans un défi central pour l’avenir : rendre possible la cohabitation entre personnes différentes, favoriser un dialogue capable de construire une société pacifique. Il ressort clairement que les objectifs de l’éducation interculturelle doivent eux aussi être élargis : il ne s’agit plus seulement d’ouvrir les portes des institutions de formation aux immigrés mais avant tout de contribuer à créer et à maintenir la cohésion sociale dans des contextes de pluralisme culturel. Continuer la lecture →