Archives de l’auteur : Piron Louis-Marie

Appel à contribution pour le n° 17

La vulnérabilité : un chemin de fraternité ?
Enseignement primaire, secondaire, supérieur

 

Appel à contribution (pdf)
Invito a contributi (pdf)
Aufruf zur Einreichung von Beiträgen (pdf)
Convocatoria de artículos (.pdf)
Call for paper (pdf)

 

Nous vivons dans des sociétés qui glorifient la performance, tout en marginalisant ceux qui ne correspondent pas à ses normes. La vulnérabilité y est tantôt combattue, ce qui conduit à dévaloriser toute personne vulnérable, tantôt enfermée dans des dispositifs qui cherchent à protéger les personnes vulnérables, sans nécessairement leur apporter des réponses appropriées. Pourtant n’est-ce pas précisément là que se joue notre humanité, à savoir dans notre capacité à reconnaître que la fragilité n’est ni un défaut ni une honte, mais un lieu de rencontre, de solidarité et de dignité ?

Les lieux d’enseignement, en particulier, sont traversés par ces contradictions. Les élèves et les étudiants vulnérables y sont parfois exposés à des violences ordinaires ou institutionnelles, et les enseignants eux-mêmes vivent des formes de vulnérabilité que le système ignore ou renforce.

Dans cette perspective, il s’avère nécessaire de repenser les pratiques éducatives, afin de dénoncer les microviolences contre toutes les formes de vulnérabilité d’une part, et de bâtir une véritable culture de la bienveillance et du respect qui invite à prendre soin de toutes les personnes (avec leurs blessures) d’autre part. Que peuvent donc les institutions éducatives ? Peuvent-elles se constituer en communautés accueillantes, inclusives, au sein desquelles chaque personne est considérée dans son humanité, quelles que soient ses vulnérabilités ? Pourraient-elles ainsi faire de la vulnérabilité un chemin de fraternité ?

Pour les éducateurs, ce défi est incontournable : accueillir la vulnérabilité, c’est accueillir l’autre dans sa dignité ; mais, c’est aussi, pour eux-mêmes, reconnaître leur fragilité. Les éducateurs découvrent ainsi, dans ces confrontations multiples avec les vulnérabilités, des voies éducatives nouvelles fondées sur la fraternité, la justice, l’espérance.

Ce numéro appelle des contributions qui aideront à inventer, de l’école maternelle à l’Université, une éducation hospitalière aux vulnérabilités humaines, suivant les trois formes suivantes :

  1. Repères fondamentaux renvoyant à des champs disciplinaires tels que : histoire, théologie, psychologie, anthropologie, doctrines éducatives ou pédagogiques.
  2. Présentations de pratiques, tentées ou en cours.
  3. Prospectives, projets ou perspectives innovants s’attachant à identifier des propositions d’accompagnements pertinentes pour demain.

 

Modalité de soumission d’un article :

Tout chercheur ou auteur désirant participer au numéro 17 de EDUCATIO définira un sujet susceptible de répondre aux finalités de l’axe choisi.

Langues officielles de publication : anglais, espagnol, français, italien, allemand.

Dans un premier temps, l’auteur adresse Secrétariat de Rédaction l’intitulé du sujet choisi accompagné d’un résumé succinct.
Le Comité de Rédaction adressera une confirmation à l’auteur

Dans un deuxième temps, l’auteur communique au Secrétariat de Rédaction son texte complet.
Merci de consulter les consignes aux auteurs : http://revueeducatio.eu/wp/wpcontent/uploads/2019/03/FRCONSIGNESPOURLAPUBLICATIONDESARTICLES.pdf

Date limite de transmission des articles : 30 juin 2026.

Correspondance :
contact@revue-educatio.eu

 

Sommaire du n°16 (bis)

L’acte éducatif est-il un acte d’espérance ?

Parution en ligne le 6 janvier 2026 à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire

 

Editorial

Jean-Louis Barbon

1. L’acte éducatif est-il un acte d’espérance ?

 1.1 La esperanza en la educación según Hannah Arendt y Edith Stein
María Carolina Riva Posse – Universidad del Salvador, Argentina

 1.2 L’acte éducatif, exercice d’espérance. Une source d’inspiration chez la philosophe Hannah Arendt
Claire Lebrethon – Université catholique – Toulouse

1.3 ¿Requiere la educación de la mujer cristiana del siglo XXI un aporte filosófico especial?
María Victoria Scarpatti – Universidad del Salvador, Buenos Aires – Argentina

1.4 L’élève, mon frère
Louis Lourme – Facultés Loyola – Paris

 

2. Education en actes

2.1 La pédagogie vincentienne au service de tous : vers une mise en œuvre contextualisée du Pacte éducatif global
Lucie Roger – Vincent de Paul Réseaux & Formation – Paris

2.2 An Act of Hope – An Anthropological and Pedagogical Enquiry
Sr. Dr. Teresa Joseph fma – FMA . Bombay

 2.3 Empowering Hope through Cognitive Profiling: A Data- Driven Approach to Inclusive Education
Eva Gyarmathy – Apor Vilmos Catholic College, Hungary

2.4 Rethinking Professors, Students, and Catholic Universities in the Digital Universe
Andrea Isabel Alsina Alvarenga, Sofia Pekarek – Faculty of Economics and Administration at the Catholic University of Salta, Argentina.

 

3.Varia

3.1 Organisation et attribution des bourses sociales à l’Université Catholique de Bukavu. Un brin d’espérance face aux inégalités dans l’éducation en République Démocratique du Congo
Wenceslas BUSANE et Ruhana Mirindi – l’Université Catholique de Bukavu République démocratique du Congo

3.2 Discourse on Jesuit Pedagogy: A Harmonious Synthesis of Antiquity and Modernity in the Quest for Truth
Michael Yurievich Kuznetsov Author of scientific, philosophical and journalistic works SamLib – Ukraine

 3.3 La pertinence des enseignements d’Edgard Morin et de Paulo Freire pour une formation pédagogique transformatrices
Patrícia Fonseca Ferreira Fleury

 

4. Recensions

Geoffrey Legrand, Vanessa Patigny,  Flore Xhonneux,
Ecole et religions, Quelles articulations ? Quelles perspectives possibles ?
Publications Chemins de dialogue

 

 

Créer des ponts entre les mondes

Une philosophe sur le terrain

Gabrielle Halpern
Fayard, 18 septembre 2024, 408 pages

Dans cet ouvrage, Gabrielle Halpern poursuit une réflexion engagée et profondément humaine : comment réconcilier des univers qui s’ignorent, se confrontent ou se méprennent ? Philosophe de formation, chercheuse associée à l’École normale supérieure et praticienne du monde de l’entreprise et des territoires, Halpern signe ici un ouvrage stimulant, à la croisée du témoignage et de la pensée.

Le point de départ est clair : notre époque souffre d’une fragmentation croissante et d’un fonctionnement en silos. Les métiers, les générations, les territoires, les cultures et même les disciplines intellectuelles tendent à se refermer sur eux-mêmes. Contre ce cloisonnement, l’autrice défend un concept central : l’hybridation, qu’elle définit comme l’art de créer des ponts entre les mondes. Cette hybridation n’est pas seulement un mot à la mode ; elle devient chez Gabrielle Halpern une véritable philosophie de l’action, un projet de société.

Ce qui frappe d’abord dans cet essai, c’est sa vitalité. Gabrielle Halpern ne se contente pas de théoriser : elle observe, raconte, partage des expériences vécues. De Jérusalem aux ministères, des entreprises aux territoires ruraux, elle s’efforce d’incarner sa pensée dans des situations concrètes. Cette posture de « philosophe de terrain » confère au livre une dimension rare : la philosophie s’y fait pratique, vivante, accessible.

Le ton du livre est résolument optimiste. Sans nier les fractures de notre temps, Gabrielle Halpern choisit de se situer du côté de la construction, de la réconciliation et du dialogue. Elle montre que des passerelles existent déjà : des projets mêlant art et artisanat, jeunes et seniors, ruralité et numérique, innovation et tradition. Autant de signes qui prouvent qu’un autre modèle social est possible : un modèle d’ouverture, de rencontre et de collaboration.

Le style est alerte, parfois lyrique, toujours habité d’un véritable souffle. On y retrouve le goût de la philosophie classique – de la maïeutique socratique à la pensée du lien chère à Hannah Arendt – mais aussi un ancrage contemporain, nourri par l’observation des mutations économiques et culturelles. Gabrielle Halpern a le don d’expliquer sans simplifier, de conjuguer exigence intellectuelle et enthousiasme communicatif.

Certes, l’ambition de l’ouvrage est vaste : vouloir relier les mondes, tous les mondes, peut donner au propos une ampleur un peu diffuse. Mais cette générosité fait partie du charme du texte : il embrasse large, parce qu’il croit au potentiel d’hybridation de chacun de nous.

En définitive, Créer des ponts entre les mondes est un livre salutaire, lucide et inspirant. Il redonne foi dans la possibilité d’un monde commun, à condition que nous osions la rencontre. Gabrielle Halpern y défend une philosophie joyeuse, qui incite à sortir de sa zone de confort et à penser autrement.

C’est un essai à la fois exigeant et réconfortant, qui rappelle que la pensée n’a de sens que si elle contribue à bâtir des ponts – entre les idées, les êtres et les horizons.

Louis-Marie Piron

Sommaire du n°16

L’acte éducatif est-il un acte d’espérance ?

Parution en ligne 27 octobre 2025[1]

 

Editorial

Dr Montserrat Alom

 

1. L’acte éducatif est-il un acte d’espérance ?

1.1 (it) Attuazione del patto educativo globale nelle scuole: analisi dei dati globali
(esp) Implementación del pacto educativo global en las escuelas: análisis de datos a nivel mundial
Carina Rossa e Maria Cinque , Università di LUMSA, Roma

1.2 De la reafirmación de la persona al humanismo relacional: claves antropológicas para una pastoral universitaria desde el pensamiento de Jorge Mario Bergoglio (1984) al Pacto Educativo Global (2019)
Agustín Podestá y Jimena Lupia, Universidad del Salvador (Argentina)

1.3 The Global Compact on Education as a reinterpretation of the role of school in the 21st century
Zoltan Gloviczki, Apor Vilmos Catholic College, Vác, Hungary

1.4 Educar es humanizar. Pacto educativo global: propuesta, desafío, apuesta
Prof. Lic. Sebastián Ariel Sangoi, Docente e Investigador de la Universidad Católica de Santa Fe (Argentina)

1.5 La puissance cachée de l’espérance à l’œuvre dans l’éducation
Bertrand Senez, Directeur du développement de l’Ircom (Angers, France) et enseignant-chercheur en philosophie de l’éducation.

 

2. Education en actes

2.1 (fr) S’inscrire dans l’espérance par l’éducation à la fraternité
(eng) Hope through education for fraternity
Joseph Herveau, diacre, responsable national de l’animation pastorale scolaireau Secrétariat général de l’Enseignement catholique (France),

2.2 Beyond the Classroom: A Comprehensive Education Model that Transforms Communities CASO’s 20-year experience in the materialisation of the Global Education Pact
Themudo, C.; Barbosa, C.; Soares, D., Unit for the Integral Development of the Person, Universidade Católica Portuguesa

2.3 Educar desde la escucha: una experiencia universitaria en clave antropológica y esperanzadora?
Gregorio Aboín Martín, Sylvia Cano Reguero, Centro de Enseñanza Superior Escuni (Madrid)

2.4 La esperanza en tiempos sin esperanza: claves filosóficas y éticas en la aplicación de las propuestas del magisterio del Papa Francisco en la educación
Francisco De Ferari Correa  y Pedro Pablo Achondo Moya, Universidad Católica Silva Henriquez, Chile (UCSH). Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, Chile (PUCV)

 

3. Varia

3.1 Proyecto estratégico Spes: una práctica institucional para pensar y enseñar “en clave cristiana” los saberes universitarios
Jorge Medina, Isaac Gaspar, Juan José Blázquez, Mónica Rubio, Arturo, Villanueva, Silvia González, Adriana Ochoa, Riccardo Colasanti.Popular Autonomous University of the State of Puebla (UPAEP) (Mexico)

 

4. Recensions

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4.1 Geoffrey Legrand, L’éducation religieuse par les symboles

4.2 Renaud Hétier et Nathanaël Wallenhorst, Penser l’éducation à l’époque de l’anthropocène

4.3 Gabrielle Halpern, Créer des ponts entre les mondes – Une philosophe sur le terrain

 

 

 

[1] A l’occasion du jubilé de l’éducation

Révéler la politique

Antoine Arjakowsky, Jean-Baptiste Arnaud, Pierre Marsollier, Louis-Marie Piron et Odile Verluca (Dir.)
Révéler la Politique
Paris Ed. Hermann, 2024

Cet ouvrage collectif s’inscrit dans la continuité d’un séminaire organisé par le Collège des Bernardins et le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, lequel s’est tenu entre septembre 2022 et juin 2024. Le thème de ce séminaire, qui est le sous-titre de l’ouvrage, était « Quelle science morale et politique pour le XXIè siècle, pour quel enseignement ? ».

Ce livre, écrit à plusieurs mains et dans différents styles, aurait pu entrainer un risque d’incohérence et de perte de suivi de la ligne directrice. Il n’en est rien. Certainement parce que les auteurs ont travaillé plusieurs mois ensemble et qu’ils ont pu harmoniser leurs points de vue dans les domaines de la théologie, de la philosophie, de l’anthropologie, de l’histoire, de la sociologie…

L’objectif que nous proposent les auteurs est de repenser l’enseignement du politique tant sur le fond en se référant à des principes chrétiens que sur la forme via une pédagogie de l’action. Ce livre s’adresse à l’ensemble des acteurs éducatifs, les chefs d’établissement, les enseignants, les parents d’élèves mais aussi les élèves et les étudiants ainsi que toute personne qui contribue à la formation des jeunes

Que trouve-t-on dans cet ouvrage ?

Observant le lien entre éthique et politique, l’introduction présente des repères philosophiques historiques pour arriver au constat qu’aujourd’hui, ce lien est rompu. Elle propose la référence aux différentes théologies dans ce qu’elles peuvent apporter comme éclairage pour le réhabiliter. Ainsi, la Doctrine sociale de l’Église et les penseurs chrétiens du politique et du social peuvent donner une assise à cette réhabilitation. Tout comme la dimension intégrale de l’éducation que nous propose le Pape François ainsi que le dialogue permanent entre la foi et la raison.

Une première partie, intitulée « Théos », explore les regards croisés de la théologie et de la philosophie. Ces regards ne doivent pas rester abstraits mais inviter à un engagement dans le monde. Il en va de la dignité de l’homme, dans sa relation, en tant que personne, avec la communauté, la société. Une lecture théologique nous conduit à ouvrir deux chantiers : celui d’une réflexion incarnée et celui de la construction permanente du dialogue. Voilà une véritable politique. Une lecture anthropologique et philosophique nous invite à réconcilier vie spirituelle et vie politique par des pratiques de générosité avec un horizon de liberté.

Une deuxième partie, intitulée « Clio », rappelle les traces de la construction des principes et des institutions politiques depuis 1789. Une approche factuelle permet de bien comprendre l’architecture de cette construction. La présentation, en contrepoints, des actions et réactions de l’Église et des chrétiens dans les contextes successifs, donne une bonne appréhension du rôle qu’ils veulent jouer dans la vie sociale et politique. On prend conscience que l’engagement des chrétiens n’a pas été neutre dans ce domaine. Un focus est fait sur l’histoire de l’Enseignement catholique, à sa place dans la société et à son rôle dans la transmission d’une science morale et politique.

Une troisième partie, intitulée « Doxa », se donne comme objectif de donner des repères pour aborder les questions de société, qu’elles soient nouvelles ou plus anciennes, sans tomber dans le piège de la pensée unique. Après quelques balises pour aider à se situer dans un espace social, des repères sont proposés pour y tracer un chemin. Ces repères sont inspirés du personnalisme et de la doctrine sociale de l’Église. Ils questionnent la liberté de conscience, invitent à articuler l’universel, en pensant  le global, et le singulier, en favorisant le dialogue. Cette partie se termine par la présentation d’une méthode pour éduquer au discernement. Cette méthode est, somme toute, assez classique mais efficace.

Une quatrième partie, intitulée « Praxis », se penche sur des pratiques d’enseignement qui sont en cohérence avec les fondements identifiés avant. La visée de ces pratiques, qui sont de l’ordre de la formation, est résolument l’agir, la mise en mouvement. On découvre que l’activité humaine est le dessein de Dieu et que l’éducation à l’activité politique est l’occasion d’une révélation. Il est alors affirmé qu’il convient de développer une éducation qui forme à une pratique politique. Le témoignage d’une expérience d’enseignement vient illustrer et donner corps à ce qui pourrait n’être qu’une utopie. Cette partie se termine par quelques pistes concrètes de pratiques éducatives et pédagogiques.

La dernière partie, qui n’est pas une cinquième partie, ni une conclusion, présente les synthèses des dix-huit sessions qui ont alimenté le séminaire aux Bernardins avec à chaque fois, l’intervention de deux spécialistes ou témoins.

Louis-Marie Piron

 

Appel à contribution pour le n° 16

L’acte éducatif est-il un acte d’espérance ?
Les acteurs de l’enseignement catholique et le Pacte Éducatif Global

 

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Dans un monde traversé par des crises multiples (sociale, économique, environnementale, spirituelle), l’éducation peut-elle être un ferment d’espérance ? Le Pape François, à travers le Pacte Éducatif Global, nous invite à repenser le sens et les finalités de l’éducation afin de construire un avenir fondé sur la solidarité, la fraternité et l’engagement pour le bien commun. Ce numéro de la revue Educatio propose d’explorer comment les établissements catholiques d’enseignement, à tous les niveaux (primaire, secondaire, supérieur), interprètent et accueillent le Pacte en cette année jubilaire où nous sommes tous appelés à être des « Pèlerins d’espérance ».

L’éducation catholique, en fidélité à sa mission, a toujours porté une vision anthropologique de l’espérance. Mais aujourd’hui, le Pacte nous rappelle l’urgence d’interroger les modalités par lesquelles nos établissements d’enseignement portent et transmettent cette espérance, redonnant aux jeunes une vision positive et engagée de l’avenir. Le Pacte constitue à la fois une invitation et un vadémécum qui est censé nous guider vers ce chemin d’ouverture à autrui dans le respect des spécificités culturelles de chaque contexte.

Quelques axes de réflexion feront l’objet d’une attention particulière :

– Pourquoi un Pacte Educatif Global aujourd’hui ? : Quelle est l’urgence éducative qui justifie cette initiative du Pape François ? Dans un monde où les fractures se multiplient, le Pacte Éducatif Global veut favoriser une vision partagée de l’éducation, au service de la paix et de la justice. Comment repenser l’éducation en lien avec les défis du XXIe siècle et la nécessité d’un dialogue intergénérationnel et interculturel ?

– Le projet éducatif et l’espérance : Comment l’éducation peut-elle répondre aux incertitudes contemporaines ? Les défis actuels, qu’ils soient liés à la perte de sens, aux inégalités dans l’éducation, aux mutations technologiques ou aux tensions géopolitiques, obligent les acteurs de l’éducation à repenser leur mission. Comment bâtir une pédagogie qui redonne confiance aux élèves et étudiants en l’avenir, en misant sur l’engagement personnel et collectif ?

– L’éducation comme chemin de fraternité : Quels dispositifs favorisent une ouverture aux autres et une solidarité concrète dans nos établissements ? Comment penser les relations à autrui dans l’acte éducatif ? L’éducation doit-elle favoriser une citoyenneté mondiale et une culture du dialogue ? Comment les écoles, collèges et universités catholiques peuvent-ils être des lieux privilégiés pour apprendre à vivre ensemble dans un monde pluraliste et souvent marqué par l’individualisme ?

– Le Pacte Éducatif Global et son appropriation dans différents contextes : Comment les établissements catholiques intègrent-ils les principes du Pacte dans leur gouvernance et leur pédagogie ? Comment les valeurs du Pacte (dignité humaine, fraternité, écologie intégrale, solidarité) se traduisent-elles concrètement dans les politiques et pratiques éducatives ? Quels sont les obstacles et les leviers pour son application au sein des écoles, des collèges et des universités ? Comment les établissements peuvent-ils répondre au Pacte en tenant compte des spécificités locales ? Quels enseignements tirer des expériences internationales pour enrichir nos pratiques éducatives ?

Pour cet appel, qui est publié conjointement avec le secteur recherche de la Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC), nous attendons des contributions scientifiques issues de divers champs disciplinaires (sciences de l’éducation, théologie, philosophie, sociologie…), ainsi que des études de cas ou des témoignages de pratiques innovantes mises en place dans les établissements catholiques d’enseignement.

Calendrier de soumission :

Tout chercheur ou auteur désirant participer au numéro 16 de EDUCATIO définira un sujet susceptible de répondre aux finalités de l’axe choisi.

Langues officielles de publication : anglais, espagnol, français, italien, allemand.

Démarche de soumission d’un article :

 Dans un premier temps, l’auteur adresse Secrétariat de Rédaction l’intitulé du sujet choisi accompagné d’un résumé succinct. Date limite 15 mai 2025.

Le Comité de Rédaction adressera une confirmation à l’auteur

 

Dans un deuxième temps, l’auteur communique au Secrétariat de Rédaction son texte complet.

Merci de consulter les consignes aux auteurs :

https://revue-educatio.eu/wp/wp-content/uploads/2019/03/FR-CONSIGNES-POUR-LA-PUBLICATION-DES-ARTICLES.pdf

Date limite de transmission : 30 août 2025.

La publication du numéro est prévue pour octobre 2025 à l’occasion du Jubilé de l’éducation

 Correspondance

contact@revue-educatio.eu

Appel à contribution pour le n°15

Parler de Dieu à l’Ecole ?
Enseignement primaire, secondaire, supérieur

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Il ne va plus de soi de parler de Dieu ou de sa foi, dans différents environnements sociaux, et aussi, bien sûr, à l’Ecole, aussi bien dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur.

Dans de nombreux pays d’Europe le processus de sécularisation des sociétés conduit à remettre en cause les cours de religion existants ou à les rattacher, en les réduisant, à des approches philosophiques ou citoyennes et en évitant tous contenus existentiels.

Le silence élude souvent un sujet perçu comme relevant de l’intime, et le respect, socialement requis, de la liberté de conscience, peut laisser percevoir une distance critique désapprobatrice. En France, une laïcité soupçonneuse peut viser à proscrire tout échange, manifestations ou questionnements personnels à propos de Dieu.

Au mieux, les comportements cultuels, à condition qu’ils soient socialement bien circonscrits, seront plus ou moins tolérés comme des résidus de mentalités archaïques.

Une telle situation interroge tous les éducateurs et adultes des écoles, et bien sûr naturellement, des écoles catholiques ou inscrites dans un contexte religieux.

Quelques questions, concernant l’expression des adultes et des jeunes à l’école, méritent d’être abordées et de faire l’objet d’une tentative de clarification :

1°) Qu’est-il permis de dire de Dieu à l’Ecole ?
La question vise, en particulier, à préciser ce qu’en disent les lois, le magistère, les diverses traditions chrétiennes ou religieuses, que l’on croit souvent connaître sans avoir pris le temps de creuser leur esprit, leur lettre, leur complexité, leur fécondité et les problématiques qu’elles laissent ouvertes.

2°) Dans quel cadre et comment parler de Dieu à l’Ecole ?
Quelles différences et quelles articulations entre le Dieu dont on parle dans le cadre d’un enseignement du fait religieux et celui dont on atteste dans une profession de foi, un témoignage de croyant, un rite religieux, une prière ? Comment accueillir et entendre le questionnement, l’incrédulité, la différence, l‘indifférence ?
Un cadre trop normatif ne peut-il devenir contre-productif, en portant atteinte à la liberté de conscience, en détournant l’école de sa responsabilité d’éduquer au choix ou en conduisant les jeunes et les adultes à l’agacement ou à la duplicité ?

3°) Quand parler de Dieu à l’Ecole ?
La question est à la fois celle du kairos, du moment opportun à saisir pour être entendu, et celle de la manière de favoriser la survenue d’un tel kairos. Ce sont parfois des moments de confrontation au scandale (du mal, de la souffrance, de la mort…) qui paradoxalement se prêtent à parler de Dieu avec authenticité.

4°) Dieu est-il dicible à l’Ecole ?
Dieu peut-il faire l’objet d’un discours qui ne soit pas réducteur ou trompeur ?
Dans quelle mesure et à quelles conditions le témoignage de la façon d’être et des pratiques sociales et éducatives peuvent-elles en permettre l’approche ?

Cet appel à contribution est publié conjointement par la revue Educatio et par le secteur Recherche de la Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC).

Des articles sont attendus concernant différents publics : jeunes scolarisés, des petites écoles à l’enseignement supérieur, ou non scolarisés ; publics en situation sociale ou personnelle spécifique mais concernés aux plans éducatifs ou relationnels et pouvant relever d’aires culturelles variées et de différentes confessions chrétiennes, mais aussi d’autres courants religieux, en vue d’un éclairage mutuel.

Nous attendons les types de contribution suivants :

1) Repères fondamentaux renvoyant à des champs disciplinaires tels que : histoire, théologie, psychologie, anthropologie, doctrines éducatives ou pédagogiques…

2) Présentations de pratiques, tentées ou en cours ;

3). Prospective, projets ou perspectives innovants s’attachant à identifier des propositions chrétiennes pertinentes pour demain.

Tout chercheur ou auteur désirant participer au numéro 15 de EDUCATIO définira un sujet susceptible de répondre aux finalités de l’axe choisi.

Langues officielles de publication : anglais, espagnol, français, italien, allemand.

Démarche de soumission d’un article :

Dans un premier temps, l’auteur adresse Secrétariat de Rédaction l’intitulé du sujet choisi accompagné d’une présentation succincte.
Le Comité de Rédaction adressera une confirmation à l’auteur

ans un deuxième temps, l’auteur communique au Secrétariat de Rédaction son texte complet.

Merci de consulter les consignes aux auteurs :

https://revue-educatio.eu/avis-aux-contributeurs/

 

Date limite de transmission des propositions de publication : 30 août 2024.

La publication de ce numéro est envisagée pour décembre 2024.

Correspondance

contact@revue-educatio.eu

Sommaire du n°14

La liberté d’expression en question : Revendiquer ou éduquer la liberté d’expression ?

Editorial
Thierry de La Garanderie

1 – Eduquer ou revendiquer la liberté d’expression ?

1.1  – La liberté d’expression requiert l’écoute et l’accueil de la parole de l’autre
Entretien François Moog avec Thierry de La Garanderie

1.2  – Comment penser une éthique chrétienne de la liberté d’expression en contexte de post-modernité ?
Antoine Arjakovsky

1.3  – La liberté d’expression sur les réseaux sociaux n’est-elle pas un leurre ?
Entretien Erik Bertin avec Thierry de La Garanderie

1.4  – Lecture de Paul Ricœur, « Tolérance, intolérance, intolérable », in Lectures 1, Autour du politique.
Thierry de La Garanderie

2 – Education en actes

2.1 – Éduquer à la liberté d’expression par un Enseignement Personnalisé et Communautaire..
Jean-Marie Leconnétable

2.2 – Islam et liberté d’expression.
Tarik Abou Nour

2.3 – Libertà di espressione ieri e oggi in Italia : questioni educative tra Rosmini, Milani e la scuola del merito.
Paolo Bonafede & Federico Rovea

2.4 – Lecture de Michel Younes (dir.), Les religions à l’épreuve de la liberté d’expression.
Jean-Louis Barbon

3 – Recension

3.1 – J.M Petitclerc. Petit caïd deviendra saint. Une rencontre avec Don Bosco

 

 

 

Journée hommage à Guy Avanzini

17 novembre 2023
Lyon Fourvière

Toutes les infos :
https://guy-avanzini.sciencesconf.org/

Pré-programme

8h45-9h15 : Accueil café

9h15 – 10h : Ouverture par Jean-Marie Petitclerc et Marie-Agnès Chetcuti
Biographie de Guy Avanzini, par Alain Mougniotte, professeur émérite, université Lyon Claude Bernard.

10h -11h30 : « Guy Avanzini, fondateur des sciences de l’éducation et de la formation »
La société Binet et sa revue. L’apport de Guy Avanzini, par Bernard Andrieu, professeur à l’université Paris Sorbonne,
Guy Avanzini et la pédagogie Freinet. Jean-Claude Régnier, professeur émérite des universités, ENS Lyon
L’accompagnement d’étudiants en DHEPS par Guy Avanzini, Mickaël Crublet, Nicolas Goudenove, anciens étudiants en DHEPS accompagnés par Guy Avanzini
Discutant : Antoine Savoye, professeur émérite en sciences de l’éducation

Pause

11h45 -13h : « Guy Avanzini, les pédagogies chrétiennes et la pédagogie de Jean Bosco »
Influence de la pensée de Guy Avanzini dans les évolutions de la formation des enseignants, Charles Delorme, directeur du CEPEC International
Le dictionnaire des pédagogies chrétiennes et la revue Educatio, Jean-Louis Barbon
Les implications institutionnelles de Guy Avanzini : l’exemple de l’institut Saint-Laurent, Jean-Pierre Gerfaud, ancien doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Catholique de Lyon.
Actualité de la pédagogie de Jean Bosco, Jean-Marie Petitclerc
Discutant : François Le Clère, maitre de conférences, Université Vincennes Saint-Denis Paris 8

13h-14h30 : Repas sur inscription

14h30-15h45 : ATELIERS
Ateliers au choix de lecture et d’échanges autour de textes de Guy Avanzini. Au sein de chaque atelier, nous proposerions à un apprenant du travail social, un formateur et un chercheur de commenter le texte. Ensuite, nous pourrions discuter avec les participants de l’actualité de ce texte.

Thématiques des ateliers :
> Texte sur l’éducabilité avec Charles Hadji
> Texte sur l’adolescence avec Bernard Andrieu
> Texte sur la formation et l’andragogie / l’expérience du DHEPS avec Jean-Louis Barbon
> Texte sur Don Bosco et ses intuitions pédagogiques avec Emmanuel Besnard

16h-16h30 : Conférence de clôture par Charles Hadji

16h30-17h : Clôture, remerciements.

Inscriptions

Introduction

Le congrès mondial de l’Office International de l’Enseignement catholique (OIEC) s’est tenu à Marseille du 30 novembre au 3 décembre 2022.

Pourquoi Marseille ?
Le congrès mondial de l’OIEC se tient tous les trois au quatre ans sur un continent différent. Rome en 2015, New-York en 2019. En 2022 c’était au tour de la région Moyen Orient, Afrique du Nord (MENA) de l’organiser. Mais pour des raisons sécuritaires, économiques et politiques aucun pays de cette région n’était en mesure de le faire. C’est la raison pour laquelle il a été décidé de le faire à Marseille, ville de la Méditerranée.

Le thème du congrès :
« L’école comme un corps d’espérance  pour changer le monde ». Ce thème fait écho à l’invitation du Pape François, qui, dans son discours de lancement du pacte éducatif global le 15 octobre  2020 déclarait : « Nous considérons que l’éducation est l’une des voies les plus efficaces pour humaniser le monde et l’histoire. »

Les participants :
Plusieurs centaines de participants  se sont réunis au palais du Pharo pendant quatre jours pour s’enrichir et partager leur expérience. Même s’il est affligeant de constater que certains n’ont pas pu obtenir de visa pour venir en France à cette occasion, le monde entier était représenté.

Les texte présentés sont d’une part, ceux des interventions, conférences en plénière et d’autre part les témoignages du monde.